jeudi 14 février 2008

Dion sondé

Résultats du troisième sondage de Fanfaron Patapon : Stéphane Dion est largement impopulaire. En fait, 66 % des répondants ne croient vraiment pas en son leadership, 22 % y croient et 11 % le boudent. Bref, on ne faisait pas face à un grand sondage, mais les résultats, même si la participation demeure faible, suivent la tendance provinciale. Le message de Stéphane Dion ne passe pas. D'ailleurs, plusieurs supposent qu'il ne serait devenu chef du Parti Libéral du Canada (PLC) que pour se faire tasser de la scène politique. Quoi qu'il en soit, on constate que sa personnalité, plutôt molle et sans verve, ne fait pas de lui un grand leader. Que va-t-il advenir de M. Dion? On le saura aux prochaines élections.


En ce qui concerne le prochain sondage, la question sera : croyez vous que le français est menacé à Montréal et au Québec?


Merci aux participants.

On s'émèche avec Labrèche

L'émission 3600 secondes d'extase de Marc Labrèche, sur les ondes de Radio Canada, commence à trouver sa vocation. Enfin, quelque chose de réjouissant. Malgré un début chancelant et plus ou moins agréable, la formule de 3600 secondes semble se consolider de plus en plus.


En effet, on retrouve plus de saveur et d'absurdité dans les sketches. Labrèche semble être en train de se reconstituer une équipe qui rappelle étrangement La fin du monde est à sept heures. Le retour de Paul Houde qui recommence à jouer dans le ridicule à un point où même Marc Labrèche ne peut s'empêcher de rire (on pense à l'arrivée en trombe du nouvel hélicoptère 3600 secondes d'extase). Une présence en direct de l'humoriste André Sauvé lui permet ainsi faire valoir son côté désopilant et lunatique. La formule, toujours différente, des entrevues Moment chouchou de star a fait ses preuves et est en passe de devenir un classique de l'émission. De plus, certains nouveaux personnages redondants, comme la larme d'Hillary Clinton ou Clifford Montgomery, s'ajoutent au caractère unique de 3600 secondes d'extase. C'est avec tous ces éléments que Marc Labrèche est vraiment en train de donner une couleur à son émissison.


Donc, pour le moment, 3600 secondes d'extase, qui était partie sur un pied chancelant, est en voie de se reprendre merveilleusement. On attend la suite.
Photo : canoe

mercredi 13 février 2008

Sacré Dion!

Des élections en 2008? C'est probable, mais quand sera annoncé le moment fatidique, personne ne peut le dire. Plusieurs analystes et chroniqueurs voient le dépôt du budget fédéral 2008 comme le point de chute du gouvernement Harper. Seulement, je ne pense pas que la situation soit aussi simple. Du moins, pas lorsque je considère les actions des derniers jours du Parti Libéral du Canada (PLC).


Stéphane Dion fait encore des siennes, mais cette fois, les rôles semblent être moins polarisés. En effet, Harper est moins confiant et son gouvernement ne reçoit plus autant d'appui populaire. Dion, lui, fait face à une situation inverse, sa popularité (en a-t-il vraiment une?)... sa cote (ça c'est mieux) augmente sensiblement et ses forces semblent se consolider. Le jeu politique se resserre et on commence à se demander qui, des conservateurs ou des libéraux, va capitaliser sur la prochaine élection.


Ainsi, grâce à cette nouvelle donne politique, on a eu droit à tout un échange politique cette semaine. Tout d'abord, Harper a joué sa bonne vieille carte de l'arrogance en déposant une motion annonçant la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan jusqu'en 2011. Il a aussi précisé qu'un refus de cette motion serait un vote de confiance qui résulterait probablement en élections. Lorsque j'ai entendu ça, je me suis dit : "Ça y est, vu les positions du NPD, du Bloc Québécois et du PLC, la situation risque de devenir intéressante". On savait que le NPD et le Bloc étaient contre toute prolongation de cette mission et qu'ils demandaient un retrait rapide des troupes canadiennes d'Afghanistan. On savait aussi à quel point M. Dion s'opposait fortement à cette mission et qu'il demandait, lui aussi, qu'elle prenne fin en 2009, comme le prévoyait l'accord avec l'OTAN. Toutefois, les conservateurs ont décidé de ramollir leurs exigences quand nul autre que Stéphane Dion a annoncé qu'il était prêt à passer un accord avec M. Harper pour un arrêt de la mission en 2011. Coup de théâtre. Revirement de situation.


Les "Stéphanes" s'associent et prolongent la vie du gouvernement conservateur... pour l'instant. De plus, les députés libéraux ont quitté la chambre des communes, hier, lors d'un vote de confiance. Résultat : les conservateurs continuent de régner et Stéphane et Stephen marchent main dans la main, pour une première fois... Alors, des élections au budget 2008?



Facebook ou pas Facebook

Je suis malade, vraiment. Je viens de trahir une de mes convictions les plus profondes. C'est vraiment difficile à avouer... La culpabilité m'étouffe. Je me suis inscris sur Facebook. Argh! Voilà, c'est fait. Je viens de rejoindre une majorité monstre de gens qui vivent virtuellement en s'abreuvant des détails inutiles de la vie des autres. Bon, alors pourquoi est-ce que j'ai rejoint cette vibrante et fourmillante communauté? Là, je vais sortir la raison qu'un de mes amis évoquait toujours quand je lui demandais, révolté, pourquoi il était sur FB : c'est pour retrouver des personnes. Ah! Seulement, je ne pense pas retrouver personne sur Facebook. Du moins, pas en y perdant des heures précieuses. Non, l'utilité de ce phénomène est dans l'exploitation!
En effet, tout ce que je fais quand je m'inscris, c'est planter un drapeau, un repère pour tous ceux qui voudraient me retrouver. C'est donc aux autres que revient le devoir de faire des recherches ou de me rejoindre. Je n'ai pas le temps de m'éterniser sur Facebook, mais je peux l'utiliser en exploitant ceux qui en ont. Ça peut paraître méchant ou ingrat, mais je trouve que c'est plutôt astucieux. Personnellement, je n'ai jamais eu de bonnes expériences avec les sites de résautage social. Je n'ai donc pas vraiment le goût de m'éterniser là-dessus. Je cesse donc d'ignorer la puissance du phénomène Facebook, hype du moment et je me lance dans la vague avec l'intention d'en sortir indemne.
En passant, je n'ai nullement l'intention de laisser mon blogue dépérir pour quoi que ce soit d'autre. Je vais donc continuer à m'investir dans ce petit site qui intéresse une poignée de personnes au lieu de devenir un mordu de Facebook. Fini le drame social.