dimanche 25 novembre 2007

Essayons d'en profiter

Ouch... nous allons bientôt nous heurter au temps des fêtes. Pourquoi dis-je "ouch"? Dans le fond, je devrais me réjouir, m'enchanter et m'émerveiller. Après tout, n'est-ce pas le temps où tous nos souvenirs d'enfance refont surface, où le "ti-gars" en nous capote parce qu’un certain jour de décembre s’en vient? Sûrement.

D'ailleurs, comment est-ce qu'on se situe face aux fêtes? Moi, personnellement, je suis de ceux qui doivent mettre la main sur leur calendrier de l’Avent. Vous savez, celui où les 25 jours du mois de décembre sont représentés par des petites portes derrière lesquelles il y a un chocolat? Chaque matin, on ouvre la bonne porte jusqu’à ce qu’on s’étouffe avec son super chocolat « low-fi » en forme de Père-Noël, parce que le jour J est arrivé. Il y a aussi le sapin de Noël. C’est comme un rituel, pour moi, d’aller chercher mon sapin dans le bois et de le décorer ensuite avec ma famille (cette année, c’est avec ma blonde). Je ne sais pas si vous êtes comme ça, mais moi, chaque décoration, chaque boule de Noël, je la sors de sa boîte comme si c’était un vrai trésor. Comme quand j’avais cinq ans et que ma mère me disait d’être très prudent avec ces œuvres d’art dignes du cristal le plus fin. C’est fou à quel point cette période rappelle l’enfance…

En fait, je me demande pourquoi je stresse, à chaque année, quand on commence à donner des dates pour les « partys » de famille. Je pense que c’est parce que tout se complique avec l’âge. J’ai un grand-père qui dit qu’il n’en peut plus de ces fêtes de famille qui drainent l’énergie. Pourtant, quand j’étais petit, je ne voyais que mes oncles et mes tantes qui s’amusaient, qui prenaient un coup et qui jasaient comme si la soirée s’étirait sans jamais arriver à sa fin. Pendant ce temps, moi et mes cousins, on jouait jusqu'à temps qu’on s’effondre de sommeil. Ayoye! Quand on regarde où on en est aujourd’hui, on se demande comment toute cette joie et toute cette légèreté ont pu s’envoler. Il ne reste plus que la fébrilité… Celle de l’enfant en nous qui espère retrouver ces soirées magiques qui ont marqué ses premières années. Mais bien vite, cette fébrilité devient stress. Le stress devient fatigue. La fatigue devient lassitude. La lassitude vogue vers l’épuisement, le manque de motivation et on se rend compte que notre enfance est loin derrière nous.

Pour ceux qui pensent que je suis pessimiste, n’allez pas croire que je n’aime pas le temps des fêtes pour autant. J’adore encore la magie du moment. Seulement, j’ai délaissé mes yeux d’enfant pour ceux du jeune adulte que je suis. Je crois que les responsabilités de l’âge adulte (les cadeaux, la belle-famille, les études, le travail, les amis, l’autre belle-famille) nous font courir comme des idiots. On est tellement pressés qu’on oublie que le temps des fêtes sert, avant tout, à passer du temps avec nos familles, mais SURTOUT à se reposer. Cependant, il semble que nos sociétés en ont décidé autrement. Ce qui me pousse à vous souhaiter, à l’avance, de joyeuses fêtes. J’espère aussi que vous pourrez vous reposer parce que ces quelques jours de congé passent fichtrement vite. Finalement, on dira que les vraies vacances d’un Québécois se trouvent, d’abord et avant tout, en été.

La clé est dans le démarreur

Je suis de retour! J'ai dû prendre une semaine de "break syndical" pour remettre de l’ordre dans mes idées… ENFIN, on a eu de la neige! Il était temps. Moi, la neige m’enlève toujours toute indignation. Alors je n’avais plus beaucoup de sujets sur lesquels je pouvais chialer. Quoi qu’il en soit, je me replonge dans l’actualité et je vais probablement me buter à une nouvelle qui suscite la réflexion dans peu de temps. En attendant, je vous remercie de lire ce blogue de temps en temps.

C’est reparti!