samedi 3 novembre 2007

La preuve du contraire

La pensée magique ne marchera jamais... C'était la semaine dernière, on avait, ma blonde et moi, un souper en famille au Vinny Gambini's, sur Sherbrooke Est. Je discutais avec mon beau-père et un des oncles de ma conjointe quand, mine de rien, la conversation a glissé sur un sujet anodin : l'informatique. On s'est mis à jaser de virus et de protection de système. Je disais que je n'avais jamais eu besoin d'une top grande sécurité internet et que, les histoires d'erreurs fatales et de perte totale du contenu du disque dur, ça n'était pas pour moi. Étonné, Serge, mon beau-père, me regarde et me dit que c'est exactement ce qu'il pensait avant que son ordinateur attrape un "ver" (sorte particulièrement nuisible de virus informatique) et qu'il doive effacer tout son contenu pour le réinitialiser. Depuis, qu'il me dit, il s'assure que son ordinateur hors de tout danger.
Où je vais avec tout ça? C'est bien simple. On se dit, parfois, que le sort s'acharne sur nous. Eh bien! Hier, j'ai fait face à une attaque virulente de toutes sortes de virus; une armée cognait aux portes de mon portable. Mes défenses étaient mal organisées et, devant un assault répété, elles n'ont pas tenu. Mosus que je déteste les ordinateurs! Je n'étais même pas capable de scanner mon disque dur. Je n'ai pas été en mesure de prévenir. En moins de quelques heures, j'ai dû déposer les armes. J'étais vaincu. Échec et math.
Je ne sais pas encore qu'est-ce-que je vais perdre comme données, photos, travaux universitaires, programmes, alouette! Difficile de savoir comment réagir à un message d'erreur fatale qui apparaît dès que l'on veut démarrer son ordinateur... Quoi qu'il en soit, je saurai, désormais, que la pensée magique, je laisse ça aux autres.

jeudi 1 novembre 2007

À travers l'univers des Beatles

Je ne suis pas un amateur de films qui prennent la forme de comédies musicales, mais je suis un fervent amateur de musique et je dois dire que Jullie Taymor a réalisé une oeuvre solide et éblouissante avec la musique des Beatles dans Across the Universe, son dernier film.


Il faut dire que la réalisatrice a déjà mis en scène quelques succès de Broadway (The Lion King, entre autres) et qu'elle avait su présenter un style très imagé et visuellement magique dans Frida. Elle continue donc, ici, sur le même chemin en adaptant la musique du Fab-four à une histoire d'amour, se passant à l'époque de la guerre du Viet-Nam, entre un jeune britannique de Liverpool nommé Jude ("Hey" oui) et une américaine du nom de Lucy (dans le ciel avec des diamants) qui voient leur vie changer lorsque Max, le frère de Lucy, est envoyé à la guerre. Le film explore aussi le contexte social de l'époque avec les mouvements contre la guerre et l'arrivée du psychédélique (I am the Walrus, Being for the benefit of M. Kite).


Bref, une vibrante revue musicale, bourrée de chorégraphies époustouflantes, d'images saisissantes et de clins d'oeils subtils à l'oeuvre des Beatles, qui coupera le souffle à n'importe quel amateur de la musique du célèbre groupe britannique ou à quiconque aime les histoires d'amour larmoyantes bien racontées.

Et voici les pieuvres


De retour de l'île de Pâques, le nouveau spectacle des Zapartistes. Tout un voyage à travers les accomodements raisonnables, la Comission Bouchard-Taylor, l'émission Découverte, un solide exposé d'un citadin, d'un rural et d'un banlieusard et une bonne dose de folie et d'imitations terribles de la part des trois gars des Zapartistes (Christian Vanasse, François Patenaude et François Parenteau). Notons aussi qu'ils présentent une version apocalyptique de l'avenir où des pieuvres mutantes émergeraient des mers pour diriger le monde, forçant les différentes communautés du Québec à s'unir contre un ennemi commun.

C'était ma première soirée à la Tulipe et je dois dire que la salle, aménagée avec des tables et des lampions rouges, offrait une bonne ambiance, teintée d'intimitée, qui aidait les spectateurs à se sentir complices des humoristes. D'ailleurs, ça fait du bien de voir qu'il y a des gens qui veulent rire de ces sujets épineux qui témoignent parfois du ridicule de notre société. On s'attendait exactement à ça de la part des Zapartistes.

Le spectacle passe comme un flash et on aimerait en avoir plus, mais, comme il n'y a pas de rappel en humour, on devra attendre la revue de l'année 2007 avant d'avoir droit à du nouveau (et du réchauffé).

Morale du spectacle : les pieuvres, c'est croche en maudit.

Tassez-vous de là

Vous savez, on parle beaucoup des différences, des préjugés et des stéréotypes qui opposent la ville aux régions. En vérité, les deux camps ont leurs avantages, comme la vie trépidante, culturelle et diversifiée de la ville, contre le grand air, la beauté naturelle et la "sainte paix" des régions (pas celle de l'annonce de Muslix).

Justement, parlons-en de cette pax dominum, de ce calme serein dont sont dépouillées les grandes villes de ce monde. Oui, parce qu'à Montréal, je pense que les gens ont de la difficulté à ne pas se sentir pressés. Pressé de quoi? Je l'ignore. Je pense que dans le dictionnaire mental urbain, on a oublié les mots calme, relaxation et autres; la version rurale étant prohibée en ville et à peine mentionnée en banlieue.

Même après six ans de vie urbaine, j'ai encore de la misère, parfois, avec ces énergumènes qui courent tout le temps, qui se déplacent comme s'ils étaient seuls au monde et qui ont, dans les yeux, cette lueur qui témoigne de leur inquiétude (dans le rouge 24 heures sur 24). On dirait qu'ils se demandent, sans arrêt, ce qu'ils auraient bien pu oublier. Wow minute! Encore aujourd'hui, dans le métro, lieu où la pression et le stress sont palpables, alors qu'arrivait le train sur le quai bondé de la sation Snowdon : les portes ouvrent, j'entre calmement, mais un mec décide que je ne vais pas assez vite à son goût et il décide de m'aider en me poussant dans le dos avec sa main!

Batinsse, voulez-vous bien me dire qu'est-ce que vous avez, vous à qui ce chapeau "de course" veut bien faire? Ne venez pas me dire que vous avez tous une conjointe sur le point d'accoucher ou de la visite sur le feu (vive Pérusse). On chiâle et on court! Les accomodements raisonnables (accrèzes comme dit Yves Boisvert), les ponts et viaducs, l'hiver, l'environnement, la religion, la job, le vieillissement de la population, les élections, minoritaires au fédéral et au provincial, l'Adéquistan à Mario Dumont, la bourgeoisie de Madame Marois, ras-le-bol de Stéphane Dion, Loft Story, Occupation Double, l'ordinateur qui fonctionne tout croche, le cd qui saute, la radio qui griche, la télé qui s'embrouille, l'Afghanistan, les talibans, les feux, les cataclysmes, les sudokus, MAIS ON VA FINIR PAR PÉTER UNE COCHE COLLECTIVE!!!!!

On a vraiment oublié à quel point on peut se reposer desfois, sans avoir à s'inquiéter avec tout, sans avoir à courir tout le temps. Vous savez, la proximité de la ville, c'est génial, mais quand la pression doit sortir, ce n'est pas évident de crier comme un fou en plein milieu de la rue Saint-Denis, un samedi après-midi. Vivement le sommet d'une montagne isolée de la campagne pour lâcher le méchant...