J'ai enfin pu mettre la main, cette semaine, sur un album plutôt rare en magasin : le North Sea de Raising the Fawn. Un album alternatif smooth, à ambiance hivernale, de la part d'une formation canadienne qui n'a plus besoin de faire ses preuves.

The North Sea est le deuxième album de Raising the Fawn, mais le premier à avoir regroupé plusieurs musiciens (l'album Raising the Fawn avait été créé en solo par John Crossingham, le futur leader du groupe). Ainsi, c'est probablement parce qu'il enveloppe l'effort de plusieurs musiciens que The North Sea possède une esthétique sonore plus léchée et simple à la fois. Les amateurs de musique légèrement mélancolique, mais avec de vibrants passages lumineux, dans le genre de Funeral d'Arcade Fire ou de Radiohead (à l'époque de The Bends et Ok Computer), seront agréablement surpris. La voix de Crossingham, le chanteur de la formation torontoise, présente, en effet, certaines similitudes avec celle du Thom Yorke de Radiohead; particulièrement dans les notes plus aigues.
L'album présente seulement 8 pièces, mais elles s'étendent presque toutes au-delà de cinq minutes, ce qui compense largement. La musique est accrochante, mais très subtile et sans éclat direct, ce qui demande plusieurs écoutes de l'oeuvre avant de pouvoir en apprécier la pleine richesse. Les pièces home, the news de même que la pièce éponyme the north sea sont d'ailleurs de vibrants témoins de l'harmonie calme et enveloppante de Raising the Fawn. Donc, si vous cherchez un album pour vous aider à traverser le mois de novembre ou l'hiver en entier, The North Sea est une option à retenir.
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