Êtes-vous du genre à assister à la messe le dimanche? Je trouve que c'est une activité extrêmement enrichissante. Pour quiconque désire se mettre en contact avec les réalités de la société québécoise, il n'y a rien comme prendre le temps de s'asseoir sur le banc de son choix pour écouter les illuminants propos qu'on entend lors de la messe dominicale. Quoi? Vous vous demandez probablement si je suis tombé sur la tête, ou sur ma foi égarée. Vous pensez peut-être que j'ai invité Mgr. Ouellet, archevêque de Québec, à venir vous expliquer pourquoi le Québec serait prêt pour une nouvelle évangélisation (c'est ce qu'il a proposé à la commission Bouchard-Taylor). Foutaise que tout ça! Oui, j'ai bien parlé d'une messe du dimanche, mais je faisais plutôt référence au grand rendez-vous télévisuel qu'est Tout le Monde en Parle. Aaah! Ha!
Bon, c'est vrai que je m'ennuie un peu des Beaux Dimanches de ma jeunesse. Cependant, quand on regarde ce que la télévision d'ici a au menu pour LA grande soirée de la semaine, on se demande à quoi est-ce que les directeurs de programmation ont bien pu penser. Une chance qu'il y a TLMP, parce que, au niveau du contenu, le Banquier, Occupation double et les autres gros "galas" de télé-réalités du dimanche ont quelque chose à envier à un film de Steven Seagal. C'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus décevant dans tout ça.
Si seulement les gens prenaient le temps de regarder les discussions, parfois légères, mais souvent pe
rtinentes, touchantes et intéressantes, de Tout le Monde en Parle, je crois qu'ils seraient beaucoup plus informés sur ce qui se passe dans la société. Quand on pense que, selon les cotes d'écoutes, les québécois aiment mieux regarder des inconnus gagner ou perdre de l'argent (car c'est, en gros, ce que sont les télé-réalités), que d'entendre des histoires réelles de gens qui se sortent des gangs de rue, des organisateurs qui luttent contre la misère dans le monde, des artistes qui viennent parler de leurs dernières réalisations et même des élus qui viennent affronter les questions pointues de Guy A. Lepage, on comprend que la conscientisation a du chemin à faire.
rtinentes, touchantes et intéressantes, de Tout le Monde en Parle, je crois qu'ils seraient beaucoup plus informés sur ce qui se passe dans la société. Quand on pense que, selon les cotes d'écoutes, les québécois aiment mieux regarder des inconnus gagner ou perdre de l'argent (car c'est, en gros, ce que sont les télé-réalités), que d'entendre des histoires réelles de gens qui se sortent des gangs de rue, des organisateurs qui luttent contre la misère dans le monde, des artistes qui viennent parler de leurs dernières réalisations et même des élus qui viennent affronter les questions pointues de Guy A. Lepage, on comprend que la conscientisation a du chemin à faire. Pourtant, un soir, dans une semaine, c'est bien peu à consacrer à l'actualité et à l'information. En plus, quand ces dernières s'associent au divertissement, on ne peut pas dire que c'est un effort de les regarder. Donc, oui, c'est vrai que la télévision a tendance à s'appauvrir, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus rien de bon qui se crée et Tout le Monde en Parle en est certainement la preuve. Alors, allez-vous vous convertir?
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