jeudi 18 octobre 2007

Des funérailles pour Dion



Voilà!! Dion a gâché le show. Pourtant, quand on regarde bien la situation, on se rend compte que la tenue d'élections, selon les sondages récents, aurait donné exactement la même donne politique que nous avons au fédéral présentement : les conservateurs minoritaires.

Bon... tout ça ressemble à la manigance que le Parti Québécois avait faite lors de l'adoption du dernier budget provincial des libéraux de Jean Charest. Ce budget était inacceptable pour le PQ, mais comme les élections et la défaite de M. Boisclair avaient coûté cher au parti, il était trop risqué de faire tomber le gouvernement minoritaire Charest. Pour se sortir de cette impasse, le parti s'est prononcé contre le budget, mais, lors du vote sur ce même budget, une infime minorité de députés du PQ se sont présentés pour voter contre. Résultat : le PQ était contre le budget, mais le nombre de votes a été insuffisant pour refuser les propositions du gouvernement Charest. C'est évidemment une méthode très discutable.

Ça ressemble aussi à ce que M. Dion a dit hier, vers quatre heures de l'après-midi : faire passer un amendement impossible sur le discours du trône pour ne pas renier ses idées (surtout en ce qui a trait à Kyoto) et s'abstenir de voter lors du deuxième vote (de confiance) pour ne pas renverser le gouvernement. Bref, une belle manière de dire qu'on se dégonfle, mais que c'est pour le bien des Canadiens!!! Cet épisode des déboires de Stéphane Dion (mon téléroman préféré) vient probablement de sonner le glas pour le chef du PLC.

Finalement, rendons à César ce qui est à César : je lève mon chapeau à M. Harper qui se révèle un très haut stratège politique, mais aussi un homme d'état complètement anti-démocratique. Cette fois, la fête est finie... vous pouvez retourner à Loft Story.