Difficile d'interviewer ou d'entrer en communication avec des personnages "connus". On dirait qu'on ressent toujours une sorte de stress face à la prestance et à la réputation que possèdent ces gens. Peut-être que ça passe avec le temps et à force de communications répétées avec des personnes connues ou influentes, mais je l'ignore. Ne vous est-il jamais arrivé d'éprouver un certain malaise lorsque vous devez faire face à une personne qui représente, en partie ou totalement, ce que vous voudriez être ou faire? On a tous nos mentors ou des gens qu'on admire, mais les choisit-on vraiment?
Est-ce qu'on choisit de faire ce qu'on veut, dans la vie? Plus ou moins. Je pense que, d'un côté, on décide de l'emploi qu'on veut exercer. Le reste ne dépend que des efforts que l'on fournit pour atteindre son objectif. D'un autre côté, il existe une certaine pression sociale qui nous pousse vers certains domaines, certaines positions sociales qui attirent davantage de prestige de la part de nos semblables que d'autres métiers tout aussi honorables, mais moins visibles. Il est difficile de s'extirper de cette pression sociale, mais encore, existe-t-elle réellement? Pelleter des nuages ne mènera nulle-part. Or, j'ai une question pour tous ceux qui se sentent concernés par ce que j'écris ici, sur cette petite page virtuelle où s'étalent des fragments de ma pensée : avez-vous déjà ressenti le besoin de faire une différence, de laisser votre marque dans ce monde qui vous entoure?
Je pense que tout le monde aimerait bien laisser sa marque, intelligemment ou pas (vive la télé-réalité), mais ça, c'est mon opinion. Donc, si on veut laisser un héritage derrière soi, est-ce que tous les chemins s'offrent à nous? La réponse courte est : non (la réponse longue comprend un -non, mais- qui veut tout dire). Non, parce que, dans une société comme celle d'aujourd'hui, l'influence de certains (célébrités, médias, entreprises, scientifiques et j'en passe) est considérablement plus importante que celle de gens plus terre-à-terre, qui essaient de changer les choses, mais qu'on ignore totalement. Ainsi, quand on veut vraiment toucher aux résultats concrets de notre influence de notre vivant, on doit parfois dire adieu à nos héros d'enfance pour faire place à de nouveaux mentors, ceux de l'âge adulte, ceux d'une nouvelle réalité. Alors est-ce que nos modèles sont vraiment "nos" modèles?
Vous savez, je sais que plusieurs vont se demander pourquoi je me casse la tête avec tout ce fatras. La vérité, c'est que j'envie ces gens-là. Oui, j'envie leur confortable je-m'en-foutisme, leur douce inconscience, "parce que, comme disait Jacques Brel, chez ces gens-là, on ne pense pas, on ne pense pas..."
Alors, est-ce que je fais les bons choix?
Aucun commentaire:
Publier un commentaire