jeudi 20 décembre 2007

Je sais... je chôme!

Bonjour à tous, je vous annonce que mon blogue reprendra du service après le temps des fêtes. Ainsi, ceux qui désirent encore lire mes articles et mes chroniques sarcastiques se réjouiront de savoir que mon ironie ne fait que prendre des vacances. Non, je n'ai pas accroché mon clavier ni ma plume. Je vais donc revenir en ligne le samedi 5 janvier 2008, avec un max de sujets d'actualité à me mettre sous la dent.
La patience est le mot d'ordre... le repos aussi!
Joyeuses fêtes à tous!
On se lira en 2008.
Kandré

dimanche 25 novembre 2007

Essayons d'en profiter

Ouch... nous allons bientôt nous heurter au temps des fêtes. Pourquoi dis-je "ouch"? Dans le fond, je devrais me réjouir, m'enchanter et m'émerveiller. Après tout, n'est-ce pas le temps où tous nos souvenirs d'enfance refont surface, où le "ti-gars" en nous capote parce qu’un certain jour de décembre s’en vient? Sûrement.

D'ailleurs, comment est-ce qu'on se situe face aux fêtes? Moi, personnellement, je suis de ceux qui doivent mettre la main sur leur calendrier de l’Avent. Vous savez, celui où les 25 jours du mois de décembre sont représentés par des petites portes derrière lesquelles il y a un chocolat? Chaque matin, on ouvre la bonne porte jusqu’à ce qu’on s’étouffe avec son super chocolat « low-fi » en forme de Père-Noël, parce que le jour J est arrivé. Il y a aussi le sapin de Noël. C’est comme un rituel, pour moi, d’aller chercher mon sapin dans le bois et de le décorer ensuite avec ma famille (cette année, c’est avec ma blonde). Je ne sais pas si vous êtes comme ça, mais moi, chaque décoration, chaque boule de Noël, je la sors de sa boîte comme si c’était un vrai trésor. Comme quand j’avais cinq ans et que ma mère me disait d’être très prudent avec ces œuvres d’art dignes du cristal le plus fin. C’est fou à quel point cette période rappelle l’enfance…

En fait, je me demande pourquoi je stresse, à chaque année, quand on commence à donner des dates pour les « partys » de famille. Je pense que c’est parce que tout se complique avec l’âge. J’ai un grand-père qui dit qu’il n’en peut plus de ces fêtes de famille qui drainent l’énergie. Pourtant, quand j’étais petit, je ne voyais que mes oncles et mes tantes qui s’amusaient, qui prenaient un coup et qui jasaient comme si la soirée s’étirait sans jamais arriver à sa fin. Pendant ce temps, moi et mes cousins, on jouait jusqu'à temps qu’on s’effondre de sommeil. Ayoye! Quand on regarde où on en est aujourd’hui, on se demande comment toute cette joie et toute cette légèreté ont pu s’envoler. Il ne reste plus que la fébrilité… Celle de l’enfant en nous qui espère retrouver ces soirées magiques qui ont marqué ses premières années. Mais bien vite, cette fébrilité devient stress. Le stress devient fatigue. La fatigue devient lassitude. La lassitude vogue vers l’épuisement, le manque de motivation et on se rend compte que notre enfance est loin derrière nous.

Pour ceux qui pensent que je suis pessimiste, n’allez pas croire que je n’aime pas le temps des fêtes pour autant. J’adore encore la magie du moment. Seulement, j’ai délaissé mes yeux d’enfant pour ceux du jeune adulte que je suis. Je crois que les responsabilités de l’âge adulte (les cadeaux, la belle-famille, les études, le travail, les amis, l’autre belle-famille) nous font courir comme des idiots. On est tellement pressés qu’on oublie que le temps des fêtes sert, avant tout, à passer du temps avec nos familles, mais SURTOUT à se reposer. Cependant, il semble que nos sociétés en ont décidé autrement. Ce qui me pousse à vous souhaiter, à l’avance, de joyeuses fêtes. J’espère aussi que vous pourrez vous reposer parce que ces quelques jours de congé passent fichtrement vite. Finalement, on dira que les vraies vacances d’un Québécois se trouvent, d’abord et avant tout, en été.

La clé est dans le démarreur

Je suis de retour! J'ai dû prendre une semaine de "break syndical" pour remettre de l’ordre dans mes idées… ENFIN, on a eu de la neige! Il était temps. Moi, la neige m’enlève toujours toute indignation. Alors je n’avais plus beaucoup de sujets sur lesquels je pouvais chialer. Quoi qu’il en soit, je me replonge dans l’actualité et je vais probablement me buter à une nouvelle qui suscite la réflexion dans peu de temps. En attendant, je vous remercie de lire ce blogue de temps en temps.

C’est reparti!

samedi 17 novembre 2007

Question d'art


Hep, vous savez qu'on parle souvent d'une énumération des arts? Du genre : premier art = cuisson des pommes de terres; deuxième art = le raclage esthétique des feuilles mortes; troisième art = le lavage de l'asphalte avec boyau d'arrosage... Bon, je sais, ce ne sont là que de pathétiques exemples. Cependant, par curiosité, je suis allé chercher cette liste dans sa forme la plus actuelle, afin de savoir ce qui était considéré ou non comme un art digne de ce nom.


Toutefois, avant de la consulter, voici un exercice intéressant. Demandez-vous simplement combien vous pensez en connaître, de ces arts véritables. Car je pense que vous allez être surpris. Ensuite, essayez de les mettre dans l'ordre. Je vous avertis, il y en a dix en tout. Les six premiers sont ceux d'Hegel auxquels s'ajoutent ceux de l'ère moderne. Bonne chance!



Premier art : erutcetihcra'l

Deuxième art : erutplucs al

Troisième art : erutniep al

Quatrième art : euqisum al

Cinquième art : esnad al

Sixième art : eiséop al

Septième art : aménic el

Huitième art : (ertâéht te eihpargotohp ,noisivélét) noitatserp al

Neuvième art : eénissed-ednab al

Dixième art : oédiv uej el


Donc, si vous voulez lire les réponses, elles sont écrites à l'envers. Alors, est-ce qu'on va se coucher moins niaiseux ce soir?

Ancien et nouveau sondage

Voilà! Le premier sondage de mon blogue est terminé. Bien que peu d'entre vous aient donné une réponse, les données semblent suivre celles de l'échelle mondiale. En effet, selon les résultats annoncés par Radiohead, le montant offert moyen, pour le téléchargement de In Rainbows, tourne autour de 6$ américains. Donc, comme la majorité (40%) des répondants au sondage du blogue ont dit qu'ils étaient prêts à donner entre 6 et 15 dollars pour l'album, on obtient donc des résultats semblables à ce qui se passe dans le monde. Je ne m'étendrai donc pas trop sur les statistiques.



Aussi, si vous n'avez pas encore eu la chance de mettre la main sur In Rainbows, je vous rappelle que vous pouvez le télécharger sur http://www.inrainbows.com/. C'est du grand Radiohead!


Par ailleurs, je lance, à partir d'aujourd'hui, un nouveau sondage auquel je vous invite tous à participer : pensez-vous que l'existence d'un Québec souverain réglerait plus facilement la question des accomodements raisonnables?


Merci à tous ceux qui ont voté.

mardi 13 novembre 2007

Dimanche...

Êtes-vous du genre à assister à la messe le dimanche? Je trouve que c'est une activité extrêmement enrichissante. Pour quiconque désire se mettre en contact avec les réalités de la société québécoise, il n'y a rien comme prendre le temps de s'asseoir sur le banc de son choix pour écouter les illuminants propos qu'on entend lors de la messe dominicale. Quoi? Vous vous demandez probablement si je suis tombé sur la tête, ou sur ma foi égarée. Vous pensez peut-être que j'ai invité Mgr. Ouellet, archevêque de Québec, à venir vous expliquer pourquoi le Québec serait prêt pour une nouvelle évangélisation (c'est ce qu'il a proposé à la commission Bouchard-Taylor). Foutaise que tout ça! Oui, j'ai bien parlé d'une messe du dimanche, mais je faisais plutôt référence au grand rendez-vous télévisuel qu'est Tout le Monde en Parle. Aaah! Ha!


Bon, c'est vrai que je m'ennuie un peu des Beaux Dimanches de ma jeunesse. Cependant, quand on regarde ce que la télévision d'ici a au menu pour LA grande soirée de la semaine, on se demande à quoi est-ce que les directeurs de programmation ont bien pu penser. Une chance qu'il y a TLMP, parce que, au niveau du contenu, le Banquier, Occupation double et les autres gros "galas" de télé-réalités du dimanche ont quelque chose à envier à un film de Steven Seagal. C'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus décevant dans tout ça.


Si seulement les gens prenaient le temps de regarder les discussions, parfois légères, mais souvent pertinentes, touchantes et intéressantes, de Tout le Monde en Parle, je crois qu'ils seraient beaucoup plus informés sur ce qui se passe dans la société. Quand on pense que, selon les cotes d'écoutes, les québécois aiment mieux regarder des inconnus gagner ou perdre de l'argent (car c'est, en gros, ce que sont les télé-réalités), que d'entendre des histoires réelles de gens qui se sortent des gangs de rue, des organisateurs qui luttent contre la misère dans le monde, des artistes qui viennent parler de leurs dernières réalisations et même des élus qui viennent affronter les questions pointues de Guy A. Lepage, on comprend que la conscientisation a du chemin à faire.


Pourtant, un soir, dans une semaine, c'est bien peu à consacrer à l'actualité et à l'information. En plus, quand ces dernières s'associent au divertissement, on ne peut pas dire que c'est un effort de les regarder. Donc, oui, c'est vrai que la télévision a tendance à s'appauvrir, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a plus rien de bon qui se crée et Tout le Monde en Parle en est certainement la preuve. Alors, allez-vous vous convertir?

lundi 12 novembre 2007

Échec et math

Ma blonde a vraiment le don de me mettre en maudit. Il faut dire qu'il n'y a personne d'autre qui peut, avec quelques phrases d'une précision chirurgicale, viser mes points faibles et mes défauts aussi efficacement qu'elle. En fait, elle est capable de me coincer dans les cordes en un temps record. Il suffit qu'il y ait un simple petit accroc au cours d'une journée pour qu'elle me le remette en pleine face en démontrant un timing digne d'un grand stratège militaire. Bang! Mes quatre vérités s'étampent sur mon visage à une vitesse fantastique. Un combo inouï qui a tôt fait de me mettre k.o. Tout y est : un bon coup de départ, un enchaînement souple et discipliné et un uppercut final qui m'envoie au tapis ou aux confins de mon esprit.
Cependant, n'allez pas croire que je suis en train de me venger de ma blonde, que je déteste notre relation ou que je n'en peux plus de cette manie qu'elle a de toujours dire tout haut mes défauts les plus secrets, car, en réalité, c'est tout le contraire. Personnellement, oui, je trouve énervant et frustrant que ma copine ait souvent raison quand elle critique mon caractère, mais je trouve qu'il s'agit d'une habitude assez positive. Je m'explique. Comme j'ai toujours pensé qu'une conjointe idéale m'aiderait sans cesse à m'améliorer, à faire ressortir le meilleur en moi, il est avantageux qu'elle puisse comprendre les méandres complexes de ma personnalité; mes torts et mes travers. Ainsi, elle peut plus facilement me les exposer, à mon grand désarroi. Toutefois, on doit savoir prendre la critique et s'ajuster si elle est pertinente. Donc, quand j'ai évacué mes émotions, je peux faire le point et, par conséquent, tenter de corriger le tir. Je me rends alors compte que mon détracteur avait peut-être bien raison. En fait, après avoir décompressé, j'ai généralement le goût de béatifier ma blonde au lieu de la crucifier; il n'y a qu'avec mes manettes de Playstation que la rétribution est immédiate.
Bref, je sais qu'il n'y a pas de relations simples entre êtres humains (d'ailleurs j'y reviendrai) et que la frustration et les conflits sont inévitables. Néanmoins, je pense qu'il est de mise de disposer de moyens efficaces pour se refroidir l'esprit, lorsqu'on affronte de telles situations. Vous voyez, je viens tout juste, en écrivant cette chronique, d'exorciser mon agressivité. Maintenant, je crois que je vais aller coller ma blonde, mais juste un peu. Il ne faudrait pas lui faire croire qu'elle a gagné aussi facilement...

jeudi 8 novembre 2007

Les ravages du clavardage

Ces jours-ci, dans La Presse, on peut lire un grand dossier sur la piètre qualité du français chez les élèves québécois du primaire et du secondaire. Dans cette enquête bien ficelée, on voit à quel point les futurs enseignants maîtrisent mal le français, à quel point les étudiants des polyvalentes ont de la difficulté dans des dictées et, dans La Presse de ce matin, on aborde le "français écorché" des écoles primaires. Tout cela s'inscrit dans le contexte de contestation des commissions scolaires et de la gestion de l'éducation par le gouvernement Charest mis en place par nul autre que Super Mario Dumont lui-même.


On en avait pas assez des résultats lamentables de participation aux élections des commissions scolaires de dimanche, il fallait, en plus, se faire mettre en pleine face, dès lundi matin, que le français était maltraité dans tout le système d'éducation. Heureusement, on a pas eu à lire que c'était la faute des commissions scolaires, mais l'idée planait dans l'air. Ridicule que tout ça. Bon, la motion de censure de l'ADQ, ce n'était pas fort. Dumont s'est planté et il essaie de se rattraper en disant qu'il fait face à une alliance entre péquistes et libéraux. J'ai cru, l'espace d'un instant, qu'on allait avoir droit à des élections, mais ce fut bref.


Revenons néanmoins au principal : le français "barouetté" de toute part au Québec. C'est terrible, en effet, que nous ne soyons plus en mesure de nous exprimer correctement dans le maillon le plus évident de notre culture : la langue française. Cependant, je trouve étrange qu'on rejette le blâme sur le système d'éducation. Oui, c'est un milieu où le français se doit d'être impeccable, mais en même temps, je ne crois pas que le système scolaire québécois soit le seul acteur qui entre en compte dans l'éducation linguistique des jeunes de la province. En effet, chez les vieux comme chez les jeunes, il y a un certain relâchement de la langue. On s'applique moins quand on écrit dans la vie de tous les jours parce que ça ne semble pas important, parce que nous ne sommes pas évalués et que, de toute façon, tant que le message du texte passe, à quoi bon massacrer ou ne pas massacrer son français? Le dossier de La Presse aborde bien le problème dans ce qui pourrait être une de ses sources, mais ne pourrait-on pas analyser ce même problème au-delà de l'impact qu'a le système d'éducation sur lui?


Je pense que, si la qualité du français est sur une pente descendante, ces dernières années, c'est qu'elle est grandement liée à l'usage abusif que font les jeunes du clavardage. Que ce soit sur MSN ou sur Facebook, les jeunes comme les plus vieux amputent souvent leurs dialogues en écrivant comme on parle. "Fack com on parl mal, on écrisse encorre plusse pire que kan kon parrle dans la vis de toute lè joures." Terrible, hein? Les parents ne vont pas toujours vérifier la qualité du français écrit de leurs enfants lorsqu'ils échangent des courriels, des messages textes ou des commentaires sur Facebook. Ces modes de communication sont de plus en plus présents dans le quotidien des jeunes et aucune mesure n'a été prise pour s'assurer d'un contrôle de la qualité de la langue sur internet. Le système d'éducation peut bien avoir de la difficulté à pallier à ces problèmes, car même les futurs enseignants qui fréquentent présentement les bancs des universités du Québec ont été en contact avec les ravages du clavardage (icq, caramail, etc.).


Internet, ce monstre immense qu'on ne peut mettre en cage... C'est là mon avis sur la question. Je pense que tant qu'on ne parviendra pas à motiver les jeunes, comme les adultes, dans leur quotidien, à bien s'exprimer en français, on ne sera en mesure d'améliorer la situation que partiellement. Le systèmet d'éducation aurait beau être parfait, avec des robots-enseignants auto-correcteurs, dès que les jeunes sortiraient de l'école, qu'est-ce qui les empêcheraient de se relâcher la langue? Ce qu'il faudrait, ce serait un système de clavardage qui permettrait aux jeunes d'envoyer seulement des messages exempts de fautes de français. Laborieux, peut-être, mais Ô combien utile! Ne serait-il pas temps de proposer des solutions collectives et de cesser de s'en remettre aux institutions? Parce que moi, un texte plein de fautes, ça me fait grincer des dents et c'est que j'y tiens à mes dents.


Je tiens, cependant, à ajouter que les cas terribles d'analphabétisme et de dyslexisme chez les jeunes restent un fléau que le système d'éducation peine à traiter. Pour plus d'information sur cet aspect du problème, rendez-vous sur cyberpresse.

Un peu de musique

J'ai enfin pu mettre la main, cette semaine, sur un album plutôt rare en magasin : le North Sea de Raising the Fawn. Un album alternatif smooth, à ambiance hivernale, de la part d'une formation canadienne qui n'a plus besoin de faire ses preuves.


The North Sea est le deuxième album de Raising the Fawn, mais le premier à avoir regroupé plusieurs musiciens (l'album Raising the Fawn avait été créé en solo par John Crossingham, le futur leader du groupe). Ainsi, c'est probablement parce qu'il enveloppe l'effort de plusieurs musiciens que The North Sea possède une esthétique sonore plus léchée et simple à la fois. Les amateurs de musique légèrement mélancolique, mais avec de vibrants passages lumineux, dans le genre de Funeral d'Arcade Fire ou de Radiohead (à l'époque de The Bends et Ok Computer), seront agréablement surpris. La voix de Crossingham, le chanteur de la formation torontoise, présente, en effet, certaines similitudes avec celle du Thom Yorke de Radiohead; particulièrement dans les notes plus aigues.


L'album présente seulement 8 pièces, mais elles s'étendent presque toutes au-delà de cinq minutes, ce qui compense largement. La musique est accrochante, mais très subtile et sans éclat direct, ce qui demande plusieurs écoutes de l'oeuvre avant de pouvoir en apprécier la pleine richesse. Les pièces home, the news de même que la pièce éponyme the north sea sont d'ailleurs de vibrants témoins de l'harmonie calme et enveloppante de Raising the Fawn. Donc, si vous cherchez un album pour vous aider à traverser le mois de novembre ou l'hiver en entier, The North Sea est une option à retenir.

lundi 5 novembre 2007

Erratum... et précisions


En ce qui concerne l'enquête sur les origines du projet d'art dans le métro (L'art prend le métro, Tu me déranges!), j'ai enfin pu mettre les points sur les "i". En effet, madame Chantal Dumas, une des conceptrices du projet, m'a écrit un commentaire pour me souligner que cette réalisation soulignait les 40 ans du métro de Montréal. Ainsi donc, voilà en quoi consiste la raison d'être de cette étonnant projet. Merci à Chantal Dumas; c'est une preuve que le blogue fonctionne.


Une petite note, toutefois, est nécessaire ici, avant de clore le dossier. Je m'adresse à madame Dumas, en lui soulignant que je n'ai aucunement eu l'intention de traiter de sa réalisation à la légère. Il y a place au sacarsme, mais pas au mensonge. Cependant, je prends note des remarques qu'on m'offre et je suis toute ouïe face à la critique. Voilà tout.

samedi 3 novembre 2007

La preuve du contraire

La pensée magique ne marchera jamais... C'était la semaine dernière, on avait, ma blonde et moi, un souper en famille au Vinny Gambini's, sur Sherbrooke Est. Je discutais avec mon beau-père et un des oncles de ma conjointe quand, mine de rien, la conversation a glissé sur un sujet anodin : l'informatique. On s'est mis à jaser de virus et de protection de système. Je disais que je n'avais jamais eu besoin d'une top grande sécurité internet et que, les histoires d'erreurs fatales et de perte totale du contenu du disque dur, ça n'était pas pour moi. Étonné, Serge, mon beau-père, me regarde et me dit que c'est exactement ce qu'il pensait avant que son ordinateur attrape un "ver" (sorte particulièrement nuisible de virus informatique) et qu'il doive effacer tout son contenu pour le réinitialiser. Depuis, qu'il me dit, il s'assure que son ordinateur hors de tout danger.
Où je vais avec tout ça? C'est bien simple. On se dit, parfois, que le sort s'acharne sur nous. Eh bien! Hier, j'ai fait face à une attaque virulente de toutes sortes de virus; une armée cognait aux portes de mon portable. Mes défenses étaient mal organisées et, devant un assault répété, elles n'ont pas tenu. Mosus que je déteste les ordinateurs! Je n'étais même pas capable de scanner mon disque dur. Je n'ai pas été en mesure de prévenir. En moins de quelques heures, j'ai dû déposer les armes. J'étais vaincu. Échec et math.
Je ne sais pas encore qu'est-ce-que je vais perdre comme données, photos, travaux universitaires, programmes, alouette! Difficile de savoir comment réagir à un message d'erreur fatale qui apparaît dès que l'on veut démarrer son ordinateur... Quoi qu'il en soit, je saurai, désormais, que la pensée magique, je laisse ça aux autres.

jeudi 1 novembre 2007

À travers l'univers des Beatles

Je ne suis pas un amateur de films qui prennent la forme de comédies musicales, mais je suis un fervent amateur de musique et je dois dire que Jullie Taymor a réalisé une oeuvre solide et éblouissante avec la musique des Beatles dans Across the Universe, son dernier film.


Il faut dire que la réalisatrice a déjà mis en scène quelques succès de Broadway (The Lion King, entre autres) et qu'elle avait su présenter un style très imagé et visuellement magique dans Frida. Elle continue donc, ici, sur le même chemin en adaptant la musique du Fab-four à une histoire d'amour, se passant à l'époque de la guerre du Viet-Nam, entre un jeune britannique de Liverpool nommé Jude ("Hey" oui) et une américaine du nom de Lucy (dans le ciel avec des diamants) qui voient leur vie changer lorsque Max, le frère de Lucy, est envoyé à la guerre. Le film explore aussi le contexte social de l'époque avec les mouvements contre la guerre et l'arrivée du psychédélique (I am the Walrus, Being for the benefit of M. Kite).


Bref, une vibrante revue musicale, bourrée de chorégraphies époustouflantes, d'images saisissantes et de clins d'oeils subtils à l'oeuvre des Beatles, qui coupera le souffle à n'importe quel amateur de la musique du célèbre groupe britannique ou à quiconque aime les histoires d'amour larmoyantes bien racontées.

Et voici les pieuvres


De retour de l'île de Pâques, le nouveau spectacle des Zapartistes. Tout un voyage à travers les accomodements raisonnables, la Comission Bouchard-Taylor, l'émission Découverte, un solide exposé d'un citadin, d'un rural et d'un banlieusard et une bonne dose de folie et d'imitations terribles de la part des trois gars des Zapartistes (Christian Vanasse, François Patenaude et François Parenteau). Notons aussi qu'ils présentent une version apocalyptique de l'avenir où des pieuvres mutantes émergeraient des mers pour diriger le monde, forçant les différentes communautés du Québec à s'unir contre un ennemi commun.

C'était ma première soirée à la Tulipe et je dois dire que la salle, aménagée avec des tables et des lampions rouges, offrait une bonne ambiance, teintée d'intimitée, qui aidait les spectateurs à se sentir complices des humoristes. D'ailleurs, ça fait du bien de voir qu'il y a des gens qui veulent rire de ces sujets épineux qui témoignent parfois du ridicule de notre société. On s'attendait exactement à ça de la part des Zapartistes.

Le spectacle passe comme un flash et on aimerait en avoir plus, mais, comme il n'y a pas de rappel en humour, on devra attendre la revue de l'année 2007 avant d'avoir droit à du nouveau (et du réchauffé).

Morale du spectacle : les pieuvres, c'est croche en maudit.

Tassez-vous de là

Vous savez, on parle beaucoup des différences, des préjugés et des stéréotypes qui opposent la ville aux régions. En vérité, les deux camps ont leurs avantages, comme la vie trépidante, culturelle et diversifiée de la ville, contre le grand air, la beauté naturelle et la "sainte paix" des régions (pas celle de l'annonce de Muslix).

Justement, parlons-en de cette pax dominum, de ce calme serein dont sont dépouillées les grandes villes de ce monde. Oui, parce qu'à Montréal, je pense que les gens ont de la difficulté à ne pas se sentir pressés. Pressé de quoi? Je l'ignore. Je pense que dans le dictionnaire mental urbain, on a oublié les mots calme, relaxation et autres; la version rurale étant prohibée en ville et à peine mentionnée en banlieue.

Même après six ans de vie urbaine, j'ai encore de la misère, parfois, avec ces énergumènes qui courent tout le temps, qui se déplacent comme s'ils étaient seuls au monde et qui ont, dans les yeux, cette lueur qui témoigne de leur inquiétude (dans le rouge 24 heures sur 24). On dirait qu'ils se demandent, sans arrêt, ce qu'ils auraient bien pu oublier. Wow minute! Encore aujourd'hui, dans le métro, lieu où la pression et le stress sont palpables, alors qu'arrivait le train sur le quai bondé de la sation Snowdon : les portes ouvrent, j'entre calmement, mais un mec décide que je ne vais pas assez vite à son goût et il décide de m'aider en me poussant dans le dos avec sa main!

Batinsse, voulez-vous bien me dire qu'est-ce que vous avez, vous à qui ce chapeau "de course" veut bien faire? Ne venez pas me dire que vous avez tous une conjointe sur le point d'accoucher ou de la visite sur le feu (vive Pérusse). On chiâle et on court! Les accomodements raisonnables (accrèzes comme dit Yves Boisvert), les ponts et viaducs, l'hiver, l'environnement, la religion, la job, le vieillissement de la population, les élections, minoritaires au fédéral et au provincial, l'Adéquistan à Mario Dumont, la bourgeoisie de Madame Marois, ras-le-bol de Stéphane Dion, Loft Story, Occupation Double, l'ordinateur qui fonctionne tout croche, le cd qui saute, la radio qui griche, la télé qui s'embrouille, l'Afghanistan, les talibans, les feux, les cataclysmes, les sudokus, MAIS ON VA FINIR PAR PÉTER UNE COCHE COLLECTIVE!!!!!

On a vraiment oublié à quel point on peut se reposer desfois, sans avoir à s'inquiéter avec tout, sans avoir à courir tout le temps. Vous savez, la proximité de la ville, c'est génial, mais quand la pression doit sortir, ce n'est pas évident de crier comme un fou en plein milieu de la rue Saint-Denis, un samedi après-midi. Vivement le sommet d'une montagne isolée de la campagne pour lâcher le méchant...

jeudi 25 octobre 2007

Ces gens-là

Difficile d'interviewer ou d'entrer en communication avec des personnages "connus". On dirait qu'on ressent toujours une sorte de stress face à la prestance et à la réputation que possèdent ces gens. Peut-être que ça passe avec le temps et à force de communications répétées avec des personnes connues ou influentes, mais je l'ignore. Ne vous est-il jamais arrivé d'éprouver un certain malaise lorsque vous devez faire face à une personne qui représente, en partie ou totalement, ce que vous voudriez être ou faire? On a tous nos mentors ou des gens qu'on admire, mais les choisit-on vraiment?
Est-ce qu'on choisit de faire ce qu'on veut, dans la vie? Plus ou moins. Je pense que, d'un côté, on décide de l'emploi qu'on veut exercer. Le reste ne dépend que des efforts que l'on fournit pour atteindre son objectif. D'un autre côté, il existe une certaine pression sociale qui nous pousse vers certains domaines, certaines positions sociales qui attirent davantage de prestige de la part de nos semblables que d'autres métiers tout aussi honorables, mais moins visibles. Il est difficile de s'extirper de cette pression sociale, mais encore, existe-t-elle réellement? Pelleter des nuages ne mènera nulle-part. Or, j'ai une question pour tous ceux qui se sentent concernés par ce que j'écris ici, sur cette petite page virtuelle où s'étalent des fragments de ma pensée : avez-vous déjà ressenti le besoin de faire une différence, de laisser votre marque dans ce monde qui vous entoure?
Je pense que tout le monde aimerait bien laisser sa marque, intelligemment ou pas (vive la télé-réalité), mais ça, c'est mon opinion. Donc, si on veut laisser un héritage derrière soi, est-ce que tous les chemins s'offrent à nous? La réponse courte est : non (la réponse longue comprend un -non, mais- qui veut tout dire). Non, parce que, dans une société comme celle d'aujourd'hui, l'influence de certains (célébrités, médias, entreprises, scientifiques et j'en passe) est considérablement plus importante que celle de gens plus terre-à-terre, qui essaient de changer les choses, mais qu'on ignore totalement. Ainsi, quand on veut vraiment toucher aux résultats concrets de notre influence de notre vivant, on doit parfois dire adieu à nos héros d'enfance pour faire place à de nouveaux mentors, ceux de l'âge adulte, ceux d'une nouvelle réalité. Alors est-ce que nos modèles sont vraiment "nos" modèles?
Vous savez, je sais que plusieurs vont se demander pourquoi je me casse la tête avec tout ce fatras. La vérité, c'est que j'envie ces gens-là. Oui, j'envie leur confortable je-m'en-foutisme, leur douce inconscience, "parce que, comme disait Jacques Brel, chez ces gens-là, on ne pense pas, on ne pense pas..."
Alors, est-ce que je fais les bons choix?

Poète pouet

Wow!! J'avoue que, quelques fois, j'ai tendance à faire des rimes dans mes textes. Dites-vous seulement que ce n'est pas pour épater la galerie que je fais ça, mais par pure inadvertance. Donc, disons que c'est un plus ou un moins... tout dépendant de qui lit ce blogue.

C'était seulement pour vous faire savoir que oui, j'ai remarqué ma tendance à faire rimer mes propos inconsciemment.

mardi 23 octobre 2007

Évolution interdite

Avez-vous lu La Presse, dernièrement? Si vous ne l'avez pas lue, je vous suggère fortement de lire la chronique de Patrick Lagacé, qui commente l'incident de la girouette à l'assemblée nationale. Entre nous, cet histoire pourrait facilement être reformulée en une fable : le premier ministre et la girouette.

À propos, quelle est cette savoureuse histoire de girouette? Simple : le premier ministre Charest, ayant remarqué, comme bien d'autres, que Mario Dumont revenait beaucoup sur ses positions, a affublé le chef de l'ADQ du titre de girouette nationale. Savoureux, n'est-ce pas? C'est tellement agréable de voir que nos politiciens ne sont pas toujours mous et centristes, qu'ils sont capables d'une envolée subite, d'un move à l'emporte pièce. Cependant, Michel Bissonnet, le président de l'Assemblée nationale, volant au secours de Super Mario, a ordonné à M. Charest de retirer ses paroles. Il a ensuite ajouté le terme "girouette" à la liste des mots interdits à l'Assemblée nationale; liste qui compte déjà 222 expressions proscrites.


Je suis entièrement d'accord avec le fait que nos députés sont un peu moumounes. Dès qu'ils se font le moindrement écorcher, ils crient à l'outrage et à l'atteinte à la réputation, même quand ils savent très bien que leurs détracteurs ont probablement raison. Je sais que ce n'est probablement pas très agréable de se faire insulter (même légèrement), mais franchement, quand on s'embarque dans une carrière politique, on devient une célébrité en quelque sorte. Les insultes, les critiques et mêmes les accusations portées par des rivaux ou des collègues DEVRAIENT faire partie du lot politique de tous les jours.

Alors quoi? Terminé les politiciens avec une colonne, qui se tiennent et qui admettent leurs torts? Comme si on ne savait pas qu'ils nous mentent en pleine face. Comme si les électeurs devaient être séduits, gagnés, amadoués et non représentés ou défendus. Comme si on devait leur cacher que leurs élus font des erreurs... Foutaise que tout ça. Comment peut-on espérer avancer quand notre système de procédures politiques force les députés à tourner en rond pour ne dire que du vide? La politique n'évolue tout simplement pas : elle régresse.

vendredi 19 octobre 2007

L'art prend le métro!

Juste pour clarifier l'histoire du métro conceptuel (Tu me déranges!), après enquête et consultation générale, on en est arrivé à croire que cette réalisation souligne les 15 ans du musée d'art contemporain de Montréal. Si vous voulez vous plonger dans cette poursuite de la vérité, communiquez-moi toute information pertinente.

jeudi 18 octobre 2007

Le retour des Zapartistes



Avis à tous ceux qui aiment l'humour politique de gauche!!! Les Zapartistes sont de retour avec un tout nouveau spectacle : Les Zapartistes à l'Île de Pâques. La première représentation aura lieu dans le cadre du Festival du Monde Arabe de Montréal, à la Tulipe (angle Papineau Mont-Royal). Alors, pour ceux et celles qui veulent réfléchir tout en se faisant mal à la machoire, rendez-vous le dimanche 28 octobre à 20h.


Bien entendu, les places sont limitées, alors dépêchez-vous d'aller faire un tour sur Admission et n'oubliez surtout pas votre grattoir à rate si vous venez!

Des funérailles pour Dion



Voilà!! Dion a gâché le show. Pourtant, quand on regarde bien la situation, on se rend compte que la tenue d'élections, selon les sondages récents, aurait donné exactement la même donne politique que nous avons au fédéral présentement : les conservateurs minoritaires.

Bon... tout ça ressemble à la manigance que le Parti Québécois avait faite lors de l'adoption du dernier budget provincial des libéraux de Jean Charest. Ce budget était inacceptable pour le PQ, mais comme les élections et la défaite de M. Boisclair avaient coûté cher au parti, il était trop risqué de faire tomber le gouvernement minoritaire Charest. Pour se sortir de cette impasse, le parti s'est prononcé contre le budget, mais, lors du vote sur ce même budget, une infime minorité de députés du PQ se sont présentés pour voter contre. Résultat : le PQ était contre le budget, mais le nombre de votes a été insuffisant pour refuser les propositions du gouvernement Charest. C'est évidemment une méthode très discutable.

Ça ressemble aussi à ce que M. Dion a dit hier, vers quatre heures de l'après-midi : faire passer un amendement impossible sur le discours du trône pour ne pas renier ses idées (surtout en ce qui a trait à Kyoto) et s'abstenir de voter lors du deuxième vote (de confiance) pour ne pas renverser le gouvernement. Bref, une belle manière de dire qu'on se dégonfle, mais que c'est pour le bien des Canadiens!!! Cet épisode des déboires de Stéphane Dion (mon téléroman préféré) vient probablement de sonner le glas pour le chef du PLC.

Finalement, rendons à César ce qui est à César : je lève mon chapeau à M. Harper qui se révèle un très haut stratège politique, mais aussi un homme d'état complètement anti-démocratique. Cette fois, la fête est finie... vous pouvez retourner à Loft Story.

Tu me déranges!

Avis : ce récit est tiré de faits réels et pourrait vous arriver
Ce matin, j'attends le métro, l'air de rien. Il arrive, comme d'habitude. J'embarque, comme d'habitude. Je m'entasse, mais c'est normal. Je me replonge dans ma lecture de La Condition Humaine de Malraux, tant bien que mal. J'essaye de garder l'équilibre quand tout à coup, j'entends quelqu'un pouffer de rire en criant : "Steak, blé d'inde, patates!" Je relève la tête, tout en remarquant que je ne suis pas le seul à avoir été tiré de ma bulle par cette étrange exclamation. Ce que je vois et entends alors va rester marqué dans mon cervau, dans le dossier "inexpliqué", toute ma vie :
Ok... l'intérieur du wagon est peinturé en bleu foncé, le plafond en noir (ce qui n'arrange pas l'impression d'étouffement qu'on ressent dans un métro bondé). Il y a comme de vagues mélodies, dignes d'un bébé qui tapoche sur un synthétiseur (ou d'un gars endormi sur son clavier qui se tourne la tête de bord de temps en temps -vive Pérusse-), qui s'enchaînent arrêt après arrêt. Cependant, la pire de ces manifestations, ce sont les monologues. Ouais, une symphonie de rires à vous casser les tympans ou une discussion en anglais qui mène nulle part et encore ce savoureux épisode du mec qui essaie de se souvenir de sa batinsse de recette de pâté chinois. Non, mais... je pense qu'on a tous vu la Petite Vie!
Mon malaise persiste jusqu'à mon arrêt. En sortant, je constate que je ne suis pas seul à avoir une tête, digne d'Obélix, qui me donne l'air de dire : "Ils sont fous ces artistes conceptuels urbains!" En plus, je dois avoir relu le même paragraphe de mon livre quinze fois sans avoir pu finir la page.
Quoi qu'il en soit, cette expérience, qui n'a rien à envier aux virtuoses de l'absurde sous toutes ses formes, dérange. YES! OUI! ÇA DÉRANGE et c'est aussi tout l'intérêt de la chose. Je m'explique : on vit dans une société individualiste où personne ne veut déranger personne pour ne pas être dérangé par personne. Or là, on assiste dans ce wagon du métro de Montréal, à un pétage de balloune individualiste collectif (je pense que je reprends ici l'expression de François Parenteau)! Alors franchement, pour ressentir un petit sentiment de complicité avec un groupe d'inconnus, le matin, dans le métro, ça vaut le dérangement!!

mardi 16 octobre 2007

Radiohead inc.



On parle beaucoup de Radiohead ces jours-cis... C'est un de mes groupes préférés et je devrais me réjouir du fait qu'ils sortent enfin un nouvel album et qu'ils le font d'une manière qui leur est facilement attribuable. Donner le montant qu'on désire pour se procurer une oeuvre artistique!! Ça, c'est ce que j'appelle de la démocratie culturelle mes amis!

Bon... je dis que je devrais me réjouir, mais je suis vraiment aux anges!! Le seul point qui me désole vraiment, c'est que Radiohead vient de produire un album incroyable et qu'on s'intéresse plus au prix que les gens paient pour l'avoir qu'à la beauté de l'oeuvre en elle-même. Les gars de Radiohead sont vraiment devenus des hommes d'affaires hors pair et des champions du marketing! Fascinant et désolant à la fois...

Battre la grisaille : l'heure du sacrifice

Toujours difficile de vaincre le rush émotionnel de l'automne. Période de transition oblige, on dirait que l'émotion et le stress de tout le monde vous perce de toutes parts... C'est aussi un grand moment de création pour tous les artistes dans l'âme qui se sentent touchés par ce qui se passe dans le monde. On cherche l'espoir, la justice, la profondeur de l'âme humaine, ou juste un bon divertissement (vive la télé-réalité).
Ouais, vive l'élimination et que le gagnant soit heureux puisqu'il est le choix du peuple!! Ayoye... décrochez de Loft Story et d'Occupation double et tournez vous donc vers ce qui pourrait devenir un tout nouveau genre de télé-réalité : The Élection. Oui, on va avoir droit à de l'élimination par vote, le préféré de la majorité va gagner et les autres vont peut-être s'humilier, toucher le public, ou déterrer un scandale! Quoi qu'en diront les matantes, c'est aujourd'hui qu'un challenge tire à sa fin et qu'une guerre pourrait bien débuter!! On s'atèle à nos télés. Le discours du trône va commencer...

On va ENFIN avoir droit au discours du trône... Youpidou... Le summum de l'arrogance de Stephen Harper ou le dégonflement total des libéraux et de super Stéphane Dion. Les producteurs et les bigshot politiques vont décider, ce soir, s'ils nous donnent le show le plus hot en ville : Élection fédérale canadienne 2007 unleashed... (à suivre)